Comores : religion, islam et vie en famille musulmane

En bref : les Comores sont un pays musulman à environ 98 % : l’islam y est religion d’État, de rite sunnite chaféite, et le français y est langue officielle avec le comorien et l’arabe. Pour une famille, le cadre religieux est un atout, mais le ministère français des Affaires étrangères signale un système de soins très insuffisant (évacuation sanitaire vers La Réunion dans la plupart des cas graves), des routes dégradées et des coupures d’électricité programmées. Cette page ne donne que des chiffres sourcés ; les autres éléments se demandent sur place et sont listés plus bas.

Informations vérifiées le 9 octobre 2026 : fiches de France Diplomatie (mises à jour le 15 septembre 2026), recensement INSEED 2017, Pew Research Center, presse comorienne datée. Parité du franc comorien : 1 € = 491,968 KMF, taux fixe (Banque de France).

Les Comores sont-elles un pays musulman ?

Oui : environ 98 % des habitants sont musulmans, et l’islam sunnite est la religion officielle. France Diplomatie indique 98 % pour l’islam sunnite de rite chaféite et 2 % pour le catholicisme ; Pew Research Center estime 98,3 % de musulmans en 2020 (99,5 % en 2010).

PaysPart de musulmans en 2020
Maroc99,7 %
Comores98,3 %
Sénégal97,6 %
Turquie97,1 %
Égypte95,2 %
Indonésie87,0 %
Émirats arabes unis72,9 %

Source : Pew Research Center, annexe B de « How the global religious landscape changed from 2010 to 2020 » (9 juin 2025). Pew compte aussi 0,5 % de chrétiens, 0,1 % de personnes sans religion et 1,1 % d’autres religions aux Comores.

L’islam est inscrit dans la Constitution : c’est la religion d’État, avec un rite précis. Dans la version révisée en 2018 (traduction anglaise publiée par l’université de Nottingham), le préambule évoque une identité nationale fondée sur « un seul peuple, une seule religion (islam sunnite) et une seule langue ». L’article 97 dit que l’islam est la religion d’État et que l’État y puise les principes sunnites et le rite chaféite qui régissent la croyance et la vie sociale. L’article 98 fait du Mufti de la République la plus haute autorité religieuse, nommé par décret du Président. Les langues officielles sont le shikomori, le français et l’arabe.

Selon France Diplomatie, l’islam y est pratiqué de façon modérée et majoritairement d’inspiration soufie. Le pays est membre de l’Organisation de la Conférence islamique et de la Ligue arabe. Ce que le ministère recommande aux voyageurs :

  • porter une tenue couvrante, des épaules aux genoux, surtout pendant le Ramadan ;
  • éviter de manger ou de boire en public entre le lever et le coucher du soleil pendant le Ramadan ;
  • éviter les démonstrations d’affection en public, mal considérées ;
  • savoir que l’alcool peut se trouver, mais que sa consommation sur la voie publique est interdite (amende, voire prison) ; une brigade des mœurs contrôle les identités la nuit, à partir de 23 h, autour des discothèques, bars et points de vente de brochettes.

Le halal n’est donc pas la seule offre : l’alcool est disponible à la vente. Les dates des fêtes religieuses dépendent de l’observation du croissant et sont annoncées par les autorités : nous n’en donnons pas à l’avance.

Population et îles

L’Union des Comores compte trois îles : Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzuwani) et Mohéli (Mwali). Le dernier recensement (2017) comptabilise 758 316 habitants ; la Banque mondiale en estime 870 000 en 2024.

ÎleHabitants (2017)Subdivision du chef-lieu (2017)
Grande Comore (Ngazidja)379 367Moroni (Bambao) : 121 236
Anjouan (Ndzuwani)327 382Mutsamudu : 63 831
Mohéli (Mwali)51 567Fomboni : 30 834

Source : INSEED, principaux indicateurs du RGPH 2017 (février 2022).

Les services sont concentrés sur Moroni : le ministère juge la prise en charge sanitaire « non satisfaisante » dans la capitale et « inexistante » sur Anjouan et Mohéli. Pour le logement, voir les quartiers de Moroni ; pour les prix, le coût de la vie aux Comores.

Visa et argent

Le visa se délivre à l’arrivée à l’aéroport de Moroni et coûte environ 30 € (environ 14 760 KMF). Un Français en séjour touristique doit présenter un billet retour, un viatique de 30 € par jour et l’adresse de son lieu de séjour (France Diplomatie). Pour une installation, suis les démarches du guide visa Comores.

Le franc comorien est arrimé à l’euro par une parité fixe de 491,968 KMF pour 1 € (Banque de France). Ton budget en euros ne dépend donc pas d’un taux flottant. En revanche, France Diplomatie conseille de se munir de liquidités : les distributeurs de Moroni fonctionnent de façon aléatoire et les chèques en euros ne sont pas acceptés, notamment dans les hôtels.

Santé : prévois l’évacuation avant de partir

Le ministère est très clair : à cause de la faiblesse du système de soins, une hospitalisation nécessite le plus souvent un rapatriement sanitaire vers La Réunion, parfois Mayotte ou la métropole, et l’ambassade ne prend en charge aucun frais. L’ensemble des Comores est placé en vigilance renforcée (jaune), avec des capacités de réponse très faibles face aux risques sanitaires.

  • Assurance : vérifie que ton contrat couvre les soins, l’hospitalisation et le rapatriement sanitaire avant le départ.
  • Maladies à moustiques : paludisme, dengue (épidémies possibles en saison des pluies), chikungunya et Zika. Protège-toi des piqûres (vêtements longs, répulsif, moustiquaire imprégnée) et demande un traitement préventif du paludisme à un médecin des voyages.
  • Vaccins : mets à jour le calendrier français (diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, rougeole) ; selon la durée du séjour, le ministère évoque aussi l’hépatite A, la typhoïde, la rage (surtout les jeunes enfants) et le BCG pour les moins de 15 ans en séjours prolongés.
  • Médicaments : emporte-les dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance en dénomination commune internationale.

Scolarité

Le Lycée français international Henri-Matisse de Moroni accueille près de 400 élèves (Mayotte Hebdo, 27 mars 2026). L’article rapporte une hausse annoncée des frais de scolarité de 155 € par élève en 2026-2027, puis de 444 € en 2027-2028, pour les familles non boursières. Le montant des frais de l’année en cours se demande directement à l’établissement.

Les bourses de l’AEFE sont réservées aux enfants français qui résident avec au moins un parent à l’étranger et sont inscrits au registre des Français établis hors de France ; elles dépendent des ressources, la demande se fait au consulat et se renouvelle chaque année (Service-Public). Pour les écoles publiques, privées et coraniques, les tarifs se demandent à chaque établissement : visite-les avant d’inscrire tes enfants.

Électricité, routes et sécurité

Les coupures d’électricité sont programmées. Fin juin 2026, la Sonelec annonçait des coupures de 13 h à 18 h à Moroni et dans ses environs, et de 1 h à 7 h sur le reste de la Grande Comore, à cause d’une réduction du carburant disponible ; l’eau est affectée car les pompes dépendent du courant (Mayotte Hebdo, 25 juin 2026). Ces horaires peuvent changer : renseigne-toi sur place.

  • Routes : réseau très dégradé, pas de panneaux, accidents fréquents et souvent graves ; la conduite de nuit est à éviter faute d’éclairage public (France Diplomatie).
  • Entre les îles : le ministère demande de vérifier que la compagnie aérienne respecte les normes internationales de sécurité et de limiter l’avion aux cas impératifs, recommande la compagnie maritime SGTM et interdit de monter dans les petites embarcations « kwassa-kwassa » (prison et amende).
  • Délinquance : cambriolages, vols à l’arraché et vols dans les voitures, relativement rares ; vigilance accrue dans les marchés et sur les plages.
  • Volcan : le Karthala (2 361 m) est actif ; ne campe pas dans la caldeira.

Ce qui se demande sur place

Pour ces éléments, demande les informations à jour sur place ou auprès des autorités concernées : les loyers par quartier, les prix de l’alimentation et du transport, les tarifs des cliniques, des écoles privées et des évacuations sanitaires, le nombre de mosquées, la part d’enfants qui fréquentent une école coranique, le détail des prolongations de visa et du titre de séjour, et le coût d’un grand mariage. Les budgets mensuels sont à chercher dans le guide dédié, qui indique ses sources.

Les pièges à éviter

  • Partir sans assurance qui couvre le rapatriement sanitaire.
  • Compter sur un courant continu pour travailler ou conserver les aliments : prévois une solution de secours.
  • Arriver sans liquidités, alors que les distributeurs sont aléatoires.
  • Prendre un bateau non autorisé entre les îles.
  • Confondre l’Union des Comores et Mayotte, qui est un département français : ce guide ne traite que de l’Union.
  • Ignorer les usages : tenue, Ramadan, comportement en public.

Questions fréquentes

Quelle est la religion aux Comores ?

C’est l’islam sunnite de rite chaféite, religion d’État selon l’article 97 de la Constitution. France Diplomatie donne 98 % de musulmans et 2 % de catholiques ; l’islam y est pratiqué de façon modérée et majoritairement d’inspiration soufie.

Peut-on trouver de l’alcool aux Comores ?

Oui, il est possible de s’en procurer, mais le boire sur la voie publique est interdit et l’ivresse publique est prohibée (France Diplomatie).

Faut-il un visa pour les Comores ?

Un Français obtient un visa à l’arrivée à Moroni, pour environ 30 €, avec un billet retour, 30 € par jour de viatique et une adresse de séjour. Pour t’installer, consulte le guide visa.

Les soins suffisent-ils pour une famille ?

Non, pas pour les cas graves : le ministère indique que l’hospitalisation passe le plus souvent par un rapatriement sanitaire vers La Réunion. Souscris une assurance qui le couvre.

L’électricité est-elle fiable ?

Non : fin juin 2026, des coupures quotidiennes étaient annoncées, de 13 h à 18 h à Moroni et de 1 h à 7 h ailleurs en Grande Comore.

Le franc comorien est-il stable face à l’euro ?

Oui, la parité est fixe : 1 € = 491,968 KMF selon la Banque de France.

Pour aller plus loin

Sources

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Guide StartHijrah, préparé avec nos outils de collecte et de vérification, et publié sous la responsabilité de Nakib A., fondateur. Chaque information est recoupée et datée à partir des sources publiques.